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Né à Lyon le 14 décembre 1824, cet élève d’Ary Scheffer travaille un moment dans l’atelier de Delacroix ; il expose à partir de 1850, mais ses contemporains le considèrent alors comme un révolutionnaire et il est refusé aux Salons jusqu’en 1858. Le succès vient en 1861, avec Bellum et Concordia (La Guerre et la Paix), deux allégories achetées par l’Etat pour le musée d’Amiens. Les honneurs suivent : chevalier de la Légion d’Honneur en 1864, il est officier en 1877, et commandeur en 1889. La même année, il fonde avec Meissonier la Société nationale des beaux-arts. Les commandes officielles pleuvent : fresques de la Vie de sainte Geneviève au Panthéon, grand escalier de l’Hôtel de Ville, décor de la nouvelle Sorbonne… Et son succès dépasse largement les cercles officiels : Toulouse-Lautrec, Seurat, Gauguin, Valloton, Maurice Denis et leurs disciples l’admirent ; lui-même soutient les jeunes talents, tels Courbet ou Suzanne Valadon, qu’il découvre comme modèle et encourage à peindre. En 1895, Rodin organise en son honneur un grand banquet où 550 artistes de tendances diverses lui rendent hommage. Il meurt ici en 1898.