De 1856 à 1930, Dufayel offrit à ses visiteurs le rêve, à portée de main et à crédit : un receveur passe même chez les clients afin d’encaisser les mensualités. Mais l’action commerciale n’est pas l’essentiel, l’accent porte surtout sur le triomphe du luxe et de l’imaginaire. En 1895, Dalou décore le fronton d’un groupe sculpté, « Le Progrès entraînant dans sa course le Commerce et l’Industrie ». Un jardin d’hiver permet de flâner parmi les plantes exotiques, la galerie du haut présente des reconstitutions de salons historiques, et un orchestre au vaste répertoire classique accompagne des artistes de l’Opéra. Après 1900 le cinéma s’inscrit naturellement dans ce programme, et les soirs de spectacle, un puissant phare électrique projette ses rayons sur la ville.