Ouvert sous le premier Empire, il connaît son heure de gloire avec Olivier Metra, qui y dirige un orchestre de quarante musiciens. « Un double perron nous conduit à l’Elysée, qui se compose de trois corps de bâtiments et d’un vaste jardin bien planté. Le salon, élevé comme par enchantement, n’a pas de rival, sa surface est de mille mètres sans aucune colonne ; des galeries aériennes viennent s’arrêter à un vaste rocher destiné à porter l’orchestre : des cascades, des plantations de toutes sortes ajoutent encore à la beauté féérique de ce monument ». Devenu club révolutionnaire sous la Commune, il perd la plus grande partie de sa clientèle, avant de revenir à la mode à la fin du siècle, avec la Goulue et Valentin le Désossé, entourés d’une remarquable troupe de danseuses.