Petite rivière dont le nom évoque en langue celte les castors qui y vivaient encore au Moyen Age, la Bièvre était dotée de nombreux moulins. En 1214, un moulin à eau situé à cet endroit est la propriété du chapitre de Notre-Dame. Ce moulin, qui tient son nom de celui de ses fondateurs, les Crollebarbe ou Croulebarbe, fait durant cinq siècles l’objet de litiges entre les chapitres (assemblées de chanoines) de Notre-Dame et de Saint-Marcel, dont il relève en principe. Il reste en activité jusqu’en 1826, date à laquelle il fournit encore son énergie à une usine de tréfilage. Le bief de Croulebarbe lui-même est supprimé, avec les dernières traces des deux bras de la Bièvre parisienne, en 1912.