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Au dix huitième siècle, ce terrain sert d’accès aux nombreuses carrières de plâtre de la colline. Transformé en fosse commune pour les victimes des émeutes de la Révolution, il garda cette vocation de nécropole, d’assez sinistre mémoire, sous le nom de « Cimetière de la Barrière blanche » : les Parisiens exilés de la capitale après la fermeture de tous les cimetières intra-muros pour raison d’hygiène, y sont inhumés dans des conditions déplorables. Officiellement ouvert le 1er janvier 1825, le Cimetière du Nord est désormais protégé contre les pilleurs de sépultures : il perd ainsi en 1856 l’un de ses conservateurs, M. de Vaulabelle, inventeur d’une système de pièges avec mise à feu, victime de son devoir pour s’être envoyé une décharge mortelle en pleine poitrine !