« Il faut agir, le monde ne vas pas ainsi qu’il devrait aller ! » affirme Théophile-Alexandre Steinlen, rebaptisé par Jules Renard « l’œil incorruptible ». Né à Lausanne en 1859, venu vivre à Montmartre en 1878, il s’installe d’abord allée des Brouillards, avant de se fixer, toujours entouré d’une tribu de chats, dans le pavillon de Bavière, racheté après la démolition de l’Exposition de 1900 et remonté ici, en bordure du « Maquis ». Ce créateur polyvalent et prolifique, porté par un humanisme engagé, passe avec la même aisance du portrait à l’affiche, de l’allégorie lyrique à l’illustration des ouvrages d’Anatole France ou de Jehan Rictus : à travers Picasso, son influence s’exerce sur toute l’avant-garde du début du XXe siècle. Depuis 1923, il repose au cimetière Saint-Vincent.