Sélectionner une page

A la fin du XVIIIe siècle s’élève ici, au milieu d’un grand parc, une pavillon de brique aux chaînes d’angle en pierre de taille, haut d’un étage, avec comble en attique. Son surnom lui vient sans doute de la couleur du matériau dominant. En 1844, une opération immobilière sacrifie arbres et bosquets pour ouvrir les rues Poulet, Custine, Myrha et du Château-Rouge (devenue Clignancourt). Un certain Boboeuf acquiert le pavillon pour y ouvrir en 1845 le « Nouveau Tivoli , bal du Château-Rouge » ; le succès ne se fait pas attendre, et l’endroit est choisi en juillet 1847 pour y tenir le premier des banquets réformistes, prélude à la révolution de 1848. Après une période de gloire sous le second Empire, son déclin s’amorce en 1871, et l’établissement est vendu en 1881.