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Le financier Lecouteux fit bâtir entre 1793 et 1795 par l’architecte Mandar, qui habita au n°9, une voie privée reliant les rues Montorgueil et Montmartre. Portant le nom de « Cour Mandar », elle était fermée par des grilles aux extrémités et possédait peut-être des trottoirs couverts. Le 23 thermidor an IX, elle devint voie publique, « pavée, éclairée et nettoyée aux frais de la commune » sous le nom de rue Mandar. Cette rue fut la première, à l’époque révolutionnaire, à être marquée par une volonté d’homogénéité dans le décor. Toutes les façades sont identiques, et sobrement décorées par les consoles à dés des fenêtres et leurs appuis Directoire. Les 17 maisons, de faible profondeur, abritaient principalement des logements. Blaise Borde (1759-1828), apothicaire rendu célèbre par sa pommade aphrodisiaque, vécut au n°12. C’est seulement au milieu du XIXe siècle que fut percée la galerie Mandar (actuel passage Ben-Aïad), lors de la construction du passage du Saumon, dont elle est le seul vestige.