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Cette rue, du XIIIe siècle, prolongeait la rue du Coq-Héron. D’abord appelée « Sainte-Marie-l’Egyptienne », son nom s’altéra en « Egyptienne », puis ‘Gibecienne », enfin ‘Jussienne ». L’origine en est due à la chapelle du même nom, qui occupait l’emplacement de l’actuel n°11. Elle fut bâtie sur une partie du cimetière des Vieux-Augustins, et appartenait à la Communauté des Marchands-Drapiers. Ils y faisaient célébrer leur office tous les dimanches et fêtes à 11 heures. Elle possédait trois tableaux de Cazes et des vitraux dont un « où cette Sainte était peinte sur le pont d’un bateau, troussée jusqu’aux genoux devant le Batelier, avec ces mots au-dessus : Comment la Sainte offrit son corps au Batelier pour un passage ». Jugé indécent, ce vitrail fut supprimé en1660. Transformée en corps de garde en 1792, elle fut vendue peu après, démolie et remplacée par une maison particulière. Au XVIIIe siècle, la rue accueillait un Dépôt Général des Pompes pour les incendies, un corps de garde du régiment des Gardes-Françaises et le Bureau des Gazettes Etrangères. Le n°2 est un bel hôtel construit vers 1750 pour Denis Quirot et Angélique Marguerite Coquatrix où, dit-on, le comte du Barry aurait logé en 1764.