La culture, fort ancienne, de la vigne sur les hauteurs de Belleville produisait un petit vin, dit « guinguet », que les Parisiens se plaisaient à venir déguster : de nombreux cabarets prospéraient aux abords des postes d’octroi. Déjà la mode sous l’Ancien Régime, la Courtille connut une nouvelle heure de gloire au XIXe siècle, avec des guinguettes aux noms pittoresques et évocateurs : le Salon de Flore, le Petit Chaume, la Puce qui saute, le Bal Sauvage, etc. L’attraction principale en était, à l’aube du Mercredi des Cendres, la « Descente de la Courtille » : après une nuit de festivités et de ripailles à Belleville, le flot tumultueux des fêtards, masqués pour la plupart, rentrait dans Paris. Vers 1830, un des héros de cette fête fut le célèbre Mylord l’Arsouille, qui amusait l’opinion de ses excentricités.