C’est l’une des dernières cités d’artistes de Paris, installée peu à peu au cours du XIXe siècle. Ici travaillèrent les sculpteurs Barye, Dalou, Carpeaux et naguère Georges Guiraud et Paul Belmondo. La grande maison d’époque Louis XVI située entre le vaste atelier de Guiraud et la série des petits ateliers était un relais de poste de la route d’Orléans qui partait de la barrière d’Enfer : il abrita, dit-on, les amours de George Sand et de Chopin. Au Nord, au fond du jardin, subsiste un regard en pierre de l’ancien aqueduc d’Arcueil de 1619, édifié sur le tracé de l’aqueduc romain construit au premier siècle de notre ère pour alimenter Lutèce. Le nouvel aqueduc acheminait les eaux de source depuis le bassin de Rungis jusqu’au réservoir, où elles étaient divisées en trois parties : un tiers était réservé au roi et à la famille royale, un tiers aux réalisateurs de l’entreprise qui la revendaient, livrée à domicile par canalisations à qui pouvait payer, et le dernier tiers était destiné aux habitants par l’intermédiaire de quatorze fontaines publiques de la rive gauche.