Camille Corot (1796-1875) habitait à deux pas, 56 rue du Faubourg Poissonnière. Il eut ici son atelier, ainsi décrit par son ami et biographe, Alfred Robaut : « Ce n’était point un de ces ateliers encombrés de bibelots et de colifichets tels que les aiment nos peintres à la mode ; c’était un sanctuaire de l’art, presque austère dans sa simplicité, les innombrables études accrochées de toutes parts sur les murailles nues en composaient la seule décoration… C’est bien ainsi qu’il se tenait au chevalet : bonnet de coton aujourd’hui, d’autres fois une toque de velours noir… puis blouse bleue, très longue, qu’au désespoir de sa bonne, Adèle, il ne se donnait pas la peine de boutonner… enfin bons chaussons de Strasbourg… »