Fondée en 1198 par Foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, l’abbaye Saint-Antoine adopte en 1204 la règle cistercienne. Sous la protection de ses fortes murailles et de ses profonds fossés se développe le faubourg Saint-Antoine sur lequel l’abbesse exerçait haute et basse justice. Abbaye royale, Saint-Antoine était, avec Montmartre, le plus riche couvent de femmes de Paris et possédait la majeure partie du territoire des actuels onzième, douzième et vingtième arrondissements. Saisi à la Révolution, le couvent est transformé en hôpital Saint-Antoine en 1802. Des vestiges des bâtiments édifiés au XVIIIe siècle par Goupil subsistent parmi les constructions modernes, ainsi que la fontaine de la halle où se tenaient un marché et une boucherie, face à l’entrée de l’hôpital.