Pour la petite histoire, le pont de Tolbiac date de la vague d’urbanisation des quartiers de l’Est de la capitale pendant la seconde moitié du xixe siècle. Sa construction est décidée en 1876 par le vote du conseil municipal. Les travaux, financés par la ville, débutent en 1879 et s’achèvent trois ans plus tard.

L’édifice fut endommagé en 1890 par les glaces de janvier et reconstruit en 1893.

Lors de la crue de la Seine de 1910, il a servi de déversoir des déchets au cours de l’opération Ordures au fil de l’eau mise en place par le préfet Lépine.

Le 3 octobre 1943, au cours du bombardement de la centrale électrique de Chevilly-Larue, un avion Douglas Boston du Groupe de bombardement Lorraine est touché par la Flak. Afin d’épargner l’agglomération, le lieutenant pilote Yves François Lamy dirige l’appareil vers la Seine. L’avion percute le pont de Tolbiac avant de s’abîmer dans le fleuve. Aucun des quatre membres de l’équipage, qui appartenaient tous aux Forces aériennes françaises libres, ne survécut.

Deux plaques commémorent encore aujourd’hui l’événement et rendent hommage aux quatre aviateurs qui trouvèrent la mort pour “épargner Paris”